Teddy Bear
Expliquer toute la genèse de ce pseudonyme serait quelque peu fastidieux et en fin de compte de peu
d'intérêt. Pour ne pas m'étaler inutilement et occuper
de la place au détriment de mes camarades, disons que cela correspond
autant à mon physique qu'à mon état d'esprit.
Je suis ce qu'on pourrait appeler un Lausannois pur souche, même
si mes racines sont ailleurs. J'y suis né un froid matin le dernier
jour de l'année érotique, et ce doit être depuis lors
que je déteste me lever tôt.
J'ai traîné mes guêtres un certain nombre d'années
à l'Université, j'ai chômé, j'ai trouvé
un job d'indépendant mais ça n'a pas duré, je suis
retourné quelques années à l'Uni, et j'en sors, presque
douze ans après y être entré pour la première
fois.
J'ai chanté dans divers groupes, passant de la pop au hardcore, et
c'est comme ça que j'ai rencontré Bibi.
Cela faisait déjà quelques temps que je connaissais Bibi quand, au cours d'une soirée dont je me souviendrai longtemps, elle a lancé cette idée délirante. Ayant déjà une certaine quantité d'alcool dans le sang, j'ai accepté immédiatement. Revenu à un taux d'alcoolémie plus acceptable, j'ai voulu revenir sur ma décision, mais Bibi a su user de fins stratagèmes pour me convaincre. Et je me suis découvert une légère tendance à l'exhibitionnisme. Et surtout une équipe de joyeux déconneurs.

Nick la Trique, défenseur à tout crin des animaux, qui me rendrait presque honteux de manger de la viande. Celui par lequel Bibi m'a convaincu de me lancer (et inversément).
Dick Silver, l'homme au sexe d'argent et au coeur d'or, un musicien qui ne reste pas assis à se lamenter sur l'impossibilité de jouer dans ce pays, mais qui multiplie les projets.
John Love, le plus déjanté que je connaisse. Ce gars-là a presque trop d'idées, et je l'ai bien regretté quand il a décidé de ne plus continuer après le premier show.
Méphisto, mon "Blues Brother", que j'avais eu l'occasion de croiser lors d'un concert inaugural mémorable, et que j'apprécie malgré son côté rital (je plaisante).
Mysterior, que je croise continuellement dans les couloirs de l'Uni dès que le réseau va mal.
Diana la DJette, qui a vraiment des goûts musicaux bizarres. Sans parler de ses goûts en mecs Diana, si tu me lis, pardonne-moi, je n'ai pas pu m'en empêcher.
White Zombie, notre doyen, dont j'ai toujours admiré l'énergie à danser sur la piste jusqu'à la fermeture.
Bill Clinton, qui n'a l'air de rien, mais qui est un sacré foireur.
Flo, l'homme mystère avec qui je me suis entendu comme larron en foire dès le départ.
Général Motors, que je regrette n'avoir pas connu au moment où j'hésitai à me lancer dans les jeux de rôles. Mais il n'est jamais trop tard
Et tout le reste de l'équipe, qu'on ne remerciera jamais assez.
Mes adieux à toute la troupe que je salue bien bas, alors que je tire ma révérence. Ç'aura été une belle aventure, et je garderai toujours une tendresse particulière pour le premier show. Je leur souhaite le meilleur, et surtout, les gars : HAVE FUN!
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Last updated: 30.09.1999